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Une réglementation sur mesure


L’équitation camargue est une discipline de la fédération française d’équitation (FFE) depuis 1995 qui possède ses propres règles, niveaux de galots épreuves et championnats. Elle est pour autant restée une véritable équitation de travail, directement reliée à la maniabilité et à la fiabilité nécessaire aux chevaux des gardians dans le travail

quotidien avec le bétail. Il n’est pas obligatoire de la pratiquer  sur un cheval camargue, même si certaines catégories d’épreuves sont réservées à la race pure.

Les critères d`évaluation sont la régularité des Allures, précision des trajectoires, la soumission du cheval et son impulsion dans le travail. En somme, Il s’agit d’évaluer la qualité d`exécution des exercices de maniabilité avec une technique de monte et un

harnachement spécifiques. La création d”une équitation camargue officielle permet à cette tradition régionale de prendre une place plus importante dans l’équitation française et

sont passionnants, tant sur le plan humain que technique. Depuis 1996 un championnat d'Europe et un championnat du monde d`équitation de travail sont organisés chaque année, les pays participants étant la France, l’Espagne, le Portugal, l'Italie, l’Angleterre et le Mexique. Les équipes concourent dans leur équitation traditionnelle (avec leurs races de Chevaux et leur harnachement propre) et s’affrontent sur trois disciplines : la reprise de travail, la maniabilité et le tri du bétail. L’équipe de France, qui excelle particulièrement en tri, remporte presque tous les championnats. C’est bien la preuve que nos cow-boys du delta du Rhône n’ont de leçon à recevoir de personne et que leur réputation n”est pas usurpée.


« L’équitation camargue est l’héritière d’une tradition séculaire propre aux cavaliers du delta du Rhône et à son environnement culturel »


Compétitions et épreuves officielles


Les compétitions d'équitation camargue sont réparties en huit disciplines qui reproduisent dans une carrière ou un manège ce que les gardians doivent réaliser dans les marais (à l’exception du parcours de pays qui se fait en pleine nature sur un parcours balisé).


Courséjado :  cette épreuve reproduit en carrière ce qui se passe à la manade lorsque deux gardians coursent un taurillon dans sa première année (anouble). ll faut le diriger vers un endroit bien précis, comme lors du tri ou de la ferrade, et le barruler (faire tomber) en un point précis, En manade, ce point correspond à l'endroit où des hommes à pied s'en

emparent pour le maintenir au sol avant un soin ou une ferrade.


Jeu de la liberté : c'est une discipline qui se pratique à deux ou trois et qui consiste à faire passer un cheval lâché en liberté dans un maximum d’obstacles (bien souvent des couloirs ou des petits slaloms). Ici, c”est l’habileté des cavaliers à guider le cheval dans un espace ouvert ainsi que leur capacité à coordonner leurs actions de tri qui sont testées.


Maniabilité : (chronométrée ou à points) : le cavalier enchaîne un certain nombre d”obstacles (passage de pont de bois, ouverture de barrière. Passage en marche arrière dans un couloir étroit. Etc! qui permettent d'évaluer l'agilité du cheval. sa rapidité à l’exercice ainsi que son sang-froid.


Parcours de pays : très similaire au cross. Le parcours de pays est constitué de petits obstacles que le gardian peut être amené à rencontrer dans la nature (un tronc, un fossé, une rivière. etc).


Reprise de travail : c”est une reprise de dressage, avec des figures imposées, adaptées au travail du bétail. On y retrouve celles qui sont nécessaires au tri comme le reculer, les demi-pirouettes ou encore les arrêts à partir du galop.

Ici comme en dressage classique, la tenue du cavalier et celle de la monture sont très strictes : la cravate (ou cordelière ou gansé de velours noir) est obligatoire ainsi que le gilet en coton, velours ou soierie, surmonté ou non d'une veste en velours noir à soutache. Le port de bottes est recommandé.

Les femmes portent un pantalon ou une jupe-culotte qui doit recouvrir au minimum la naissance du mollet lorsque la cavalière est en selle. Les cheveux longs sont attachés et le port d”une résille conseillé. l’élégance et la précision sont de rigueur.


Slalom parallèle : il s'agit d”un slalom où deux cavaliers s”affrontent côte à côte, le but étant d’être le plus rapide.

Tri Chronométré : le cavalier doit extraire d’un troupeau de trente-trois bêtes minimum, et dans l’ordre fixé par le jury, trois vaches désignées et les conduire dans une zone isolée. Le tout en moins de quatre minutes. Il peut être aidé par deux cavaliers.


Tri technique : c'est un test individuel de travail du bétail. Le jury évalue la prestation technique du concurrent et de son cheval. Le cavalier est assisté par trois aides maximum pour garder le troupeau ou pousser la bête triée.


L’équitation camargue est intimement mêlée au travail avec le bétail, même si cela peut présenter des dangers réels.



Cet article est extrait du magnifique ouvrage “ Le Camargue” de la collection “chevaux d’exception” des éditions Atlas

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